Knowledge is a deadly friend when no one sets the rules. The fate of all mankind I see is in the hands of fools. King Crimson - Epitaph (1969)

 Tu es né poussière et tu retourneras à la soupière 

proverbe anthropophage M'boubélé

"Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière."

Michel Audiard

Les prédictions de Madame des Astres

Écrit par Paul Renard. Publié dans Humeurs du moment

-           Je vois, je vois... des milliers de gens sur une plage...

-           Ils sont comment ?

-           Tous agglutinés, sans protection... Attendez ! Je vois des centaines de jeunes

            sous amphétamine...

-           Qu'est-ce qu'ils font ?

-           Ils se tortillent en picolant.

-           Euh, dites donc, Madame des Astres, elle serait pas branchée sur la TNT vot' boule de cristal ?

-           Ben oui. Vous êtes voyant, vous aussi ?

-           Pas besoin d'être voyant pour prédire le désastre à venir !

-           Un désastre ?! Et je ne l'aurais pas vu ? C'est pour quand ?

-           Oh, disons à la rentrée, quand le virus aura eu le temps de se propager à nouveau partout suite au comportement imbécile des gens.

-           Et alors ?

-           Et alors : reconfinement, catastrophe économique, chômage, pauvreté,       manifestations, guerre civile,... Là je vous laisse libre de prédire la suite !

            Après tout, c'est vot' boulot, non ?

Lettre à mon très cher confinement

Écrit par Paul Renard. Publié dans Humeurs du moment

 

Très cher Confinement, très cher ami,

Je prends ici la plume pour te remercier du fond du coeur ! Oui : te remercier avec ferveur et sincérité. Te remercier pour m'avoir offert presque deux mois de pur bonheur, deux mois de calme, de silence, de paix.

Car si j'excepte le cassos rasta, mon voisin, avec ses deux clébards débiles qui n'ont rien de mieux à faire qu'aboyer à l'envi dès qu'on les sort pour pisser, et l'abruti qui n'a cessé de rouler à fond la caisse chaque jour, avec sa bécane pétaradante dans les rues désertées, compensant sans doute la petitesse du petit bout de viande molle qui pendouille entre ses jambes par la puissance virile des pistons de son moulin,... à moins qu'il ne cherche à remplir le vide de sa triste vie avec du bruit, histoire de montrer qu'il existe ! Oui, si j'excepte ces deux-là, j'ai grâce à toi, mon très cher Confinement, presque touché le Nirvana ! Oui, oui, le sublime Nirvana !!

Plus de marmot hurlant dès que leur pondeuse leur refuse un caprice, plus de bagnoles, plus de piétons baladant leur appendice téléphonique à bout de bras en gueulant, persuadés qu'étant loin de leur interlocuteur, il convient de hurler pour se faire entendre, plus de discussions stériles autant qu'interminables devant mes fenêtres...

Dès le petit matin, le chant des oiseaux a remplacé le boucan des engins de nettoyage, pour laisser place ensuite au silence bienfaiteur, à peine interrompu par quelques sirènes de police ou le "t'es foutu", hymne des ambulances !

Las ! Le 11 mai, tu t'en es allé... Le chant des oiseaux a été remplacé par les "bip-bip" lancinants des engins de chantier en marche arrière, des camions, des bagnoles, j'en passe et des pires. La vie reprend son cours, a t'on pu entendre dans les médias à grand renfort de reportages insipides et sans intérêt. Et cela n'était le début, car le 2 juin,... Mais tu connais bien sur la suite : le retour dit "à la normale". Comme s'il était normal de vivre dans la précipitation, le stress, le boucan infernal des villes. Tiens, aujourd'hui, c'est le retour des mariages et celui des cortèges, avec leurs concerts de klaxons. Quel besoin ont-ils d'emmerder le monde pour célébrer une union qui se terminera, plus d'une fois sur deux, par un divorce tôt ou tard ?

Ah ! Mon très cher Confinement, comme tu vas me manquer désormais. Je t'embrasse !

Nostradamus et le Covid-19

Écrit par Paul Renard. Publié dans Humeurs du moment

 

Depuis quelques jours, on trouve cette image sur le Net, censée reprendre une des nombreuses prédiction de Nostradamus :

 

On notera tout d'abord que, hormis la date (1555) de cette "prédiction", l'auteur ne donne aucune référence. Ce qui est parfaitement normal, puisque Nostradamus n'a jamais écrit ceci dans ses fameuses Prophéties (ce qui a été montré par des médias de vérification tels Maldita en Espagne ou Estadao Verifica au Brésil).

Pour celles et ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Cervantes, en voici la traduction dans celle de Molière :

Et dans l'année de jumeaux (20-20)

Une reine se lèvera (Corona)

De l'est (Chine)

Qui répandra son fléau (virus)

Des êtres de la nuit (chauve-souris)

Au pays des 7 collines (Italie)

Transformant les hommes du crépuscule (les personnes âgées)

En poussière (mort)

Et aboutira à l'ombre de la ruine (fin de l'économie mondiale, telle que nous la connaissons)

Les textes entre parenthèses sont la traduction de l'auteur... ou plutôt l'interprétation qu'il en donne. On remarquera au passage que "l'année de jumeaux" peut très bien s'appliquer à 1616, 1717, 1818, 1919, 2020 ou 2121, etc.

Puis cette "infox" se termine en prétendant que le symbole censé accompagner sa publication en 1555 est incroyablement similaire au coronavirus... sauf que c'est tout bonnement celui utilisé pour signaler des produits infectieux, comme en en voit sur tous les sacs poubelles dans les hostos du monde entier :

 

Les "prophéties" si emberlificotées de Michel de Nostre Dame permettent d'innombrables interprétations fantaisistes au gré de l'histoire, telles Napoléon, Hitler, et plus près de nous, le 11-09 ou encore l'écrasement supposé de la station Mir sur un village du centre de la France le 23 mars 2001. Avec ce genre de prédictions, on peut en effet en déduire tout et surtout n'importe quoi. Mais comme si cela n'était pas suffisant, voilà que désormais, si on n'en trouve pas une qui correspond à ce qu'on veut lui faire dire, eh bien, on la crée de toute pièce !

Plus près de nous, on a aussi les fameux "Code de la Bible", écrits par Michael Drosnin, qui assure avoir détecté un code dans les écrits bibliques originaux (en hébreu), code grâce auquel il aurait trouvé nombre de faits historiques postérieurs, comme le nombre de Papes jusqu'au dernier, l'avènement d'Hitler... et bien entendu le 11 septembre. Dommage qu'avec ce code soi-disant si infaillible, on n'ait pas prédit la crise sanitaire actuelle ! La réalité est toute simple : il est relativement facile de prévoir l'avenir... à posteriori, lorsque les évènements se sont déjà déroulés. Comme le dit si justement Jean-Pierre Petit : envisageons l'impossible, car l'avenir n'est écrit nulle part.

 

Vegans vs viandards

Écrit par Paul Renard. Publié dans Humeurs du moment

Je regardais ce samedi 11 avril 2020 un documentaire très orienté sur le végétarisme. On y disait notamment que 150 millions d'animaux sont abattus chaque jour, que l'élevage représente la 2° cause d'émission de gaz à effet de serre, ou encore que manger régulièrement de la viande augmentait de 15 % le risque de cancer. Ces données sont parfaitement exactes.

Le documentaire en question était illustré par de nombreuses interventions du charismatique Mathieu Ricard, porte-parole du Dalaï Lama. Un personnage tout à fait respectable donc qui ne mange jamais de viande. Son raisonnement tient la route lorsqu'il dit : "est-ce qu'un plaisir gustatif vaut plus que la vie ?"

Enfin LA solution contre Sras-Cov 2 !

Écrit par Paul Renard. Publié dans Humeurs du moment

Proctologue mondialement connu pour ses nombreuses avancées dans le domaine du toucher rectal, obstétricien émérite et thanatopracteur à ses heures perdues, le célèbre Professeur Franck Einstein vient, en cette période éminemment troublée, d'avoir une révélation quasi-mystique : l'arme absolue contre Sras-Cov2 !

Comme toutes les grandes découvertes de la Science avec un grand Z, son idée est géniale dans sa simplicité et son mode d'utilisation. Signe que malgré son grand âge, sa capacité à innover est toujours et encore bien vivace. D'autant que, loin de l'égocentrisme, de l'appât du gain et du goût de la notoriété de nombre de ses éminents collègues, il a décidé, dans un élan de générosité qui soulève l'admiration, d'offrir sa découverte à l'ensemble de l'humanité. Découverte qui eût pu, s'il l'avait brevetée, immanquablement faire sa fortune.